Mon blog se veut avant tout un lieu de partage, d'écoute, de tolérance et de respect. Il se compose de poésies, de biographies, de pensées et réflexions...
Ancien lavoir. - La photo est très belle, mais les femmes n'avaient certainement pas le temps d'admirer le paysage...
Lorsque je charge mon lave linge, ce geste réveil en moi des souvenirs d'enfance. Je revois ma mère préparant la lessive du lundi. Ce n'était pas une mince affaire ! Dans la buanderie,elle remplissait d'eau un "bouillot" (Nom donné dans les campagnes à cette grande cuve, qui permettait de faire bouillr le linge)
Pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, le "bouillot" était une grande cuve arrondie, surplombée d'une cheminée et sous cette cuve , un foyer qu'il fallait allumer afin de faire chauffer l'eau, que ma mère allait puiser à la citerne. Au bout de la chaîne, le seau plein, qu'elle prenait de chaque coté de l'anse afin de le soulever et le poser sur la margelle.
Elle devait répéter des dizaines de fois les mêmes gestes. L'hiver lorsqu'elle remontait l'eau de la citerne ses pauvres mains collaient aux anses du seau. Les manipulations étaient nombreuses : faire bouillir le linge, le tourner avec un gros bâton dans un mouvement de tambour, le sortir du "bouillot" (avec les risques que ça comportaient...) A proximité un baquet, posé sur un trépied prêt à recevoir le linge, et une planche à laver, afin de brosser, brosser et rebrosser ce fichu linge...
Je détestais voir ma mère faire ce sale boulot. De voir ses pauvres mains gonflées et rougies me mettaient en colère, car je trouvais ce travail inhumain...La lessive durait toute la journée, car il fallait rincer, javelliser, bleuir, essorer et étendre le linge (même l'hiver ! ) je faisais des allées venues incessantes entre la maison et la buandrie. Aussitôt la porte ouverte je suffoquais, l'air était irrespirable, la fumée et la chaleur prenaient à la gorge, et me faisait tousser, je ne cessais de lui demander : as-tu bientôt fini ?
Le lundi était pour moi, une journée détestable, cependant ma chère maman effectuait cette rude tache sans se plaindre, de manière naturelle, c'était le sort de toutes les femmens de cette époque ! Je condamne quelquefois le progrès et tous ses excès, mais s'il y en a un que je béni, c'est l'invention du lave le linge !
Bonjour Thérèse, moi je me souviens de ces très grosses machines à laver, dont le tambour était entrainé par courroies de cuir mues par un moteur electriques situé en hauteur. Cela me faisait peur, ça faisait un boucand formidable. on aurait pu y mettre presque un boeuf dedans et c'était chauffé dessous avec une chaudière qu'il fallait alimenter avec du bois. On trouvait ces engins dans les colonies de vacances et les internats mais là c'est un autre sujet et pas des plus heureux.<br />
pensées amicales de René
Oh j'ai bien connu ce temps ou la femme était l'esclave , l'ére de "Marie couche toi là" ........<br />
Quand je vois certaines jeunes filles mariées faire des dépressions pour une parole de trop...........ou n'importe quoi ...je pense qu'elles devraient regarder leurs parents ou grands parents........<br />
Bises Harmonia.....Mimi.
Coucou Harmonia,<br />
Il est fourré de nostalgie triste mais aussi également de tendresse ton article ; je vois ta maman courbée en deux pour accomplir son labeur (je me demande si le mal de dos était aussi à l'époque le mal du siècle...).<br />
Belle journée :-))<br />
Rose